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Le Saviez-vous : La "mort sociale"


Gros plan en noir et blanc d'une personne âgée aux cheveux blancs, vue de dos, étreignant fermement une personne plus jeune dont le visage est caché. On distingue la main de la personne âgée agrippant le pull en tricot de l'autre personne. L'image capture une étreinte intense et silencieuse, illustrant la douleur invisible du deuil blanc et de la mort sociale, des thèmes abordés par une thanadoula. Crédit or-photographie

Il arrive fréquemment qu'une personne disparaisse du regard des autres bien avant sa mort. Ce phénomène, nommé mort sociale, survient lorsque l'entourage ou la société cesse de s'adresser directement à un individu malade, en fin de vie ou âgé.

On parle alors de lui à la troisième personne, on décide à sa place, on finit même par ne plus solliciter son avis sur les choix qui le concernent pourtant au premier chef.


Cette déconnexion engage un processus complexe appelé deuil blanc. Pour la personne concernée, ce deuil prend la forme d'une perte d'identité progressive. Elle voit ses rôles sociaux s'effacer et ses capacités diminuer, ce qui l'oblige à faire le deuil de l'image qu'elle a d'elle-même. Elle assiste, parfois avec une grande lucidité, à son propre retrait du monde.


Ce deuil blanc intérieur, peu reconnu représente une épreuve de dépossession où l'on doit renoncer à sa place de parent, de conjoint ou de citoyen actif alors que la conscience demeure.

Ce deuil peut également être vécu par les proches, qui se retrouvent face aux mêmes pertes.


A mon sens, il est essentiel de maintenir le lien social pour que la dignité demeure intacte. Chaque parole échangée confirme à la personne qu'elle appartient toujours à notre communauté humaine. Mon accompagnement en tant que thanadoula permet de nommer ces pertes invisibles et de soutenir chacun dans ce passage.

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